Découvrez les réactions des gagnantes du concours Textu'Elles !
Les résultats du concours Textu'Elles sont tombés. Découvrez le palmarès et allez lire les textes gagnants sur la page Textu'Elles!
Les 5 lauréates ont toutes réagi avec surprise à l'annonce des résultats.
Mariam Mousssavian, auteure du texte "À la croisée des chemins" et gagnante ex-aequo du concours, ne s'attendait pas du tout à recevoir un prix. Elle nous donne sa réaction et nous explique pourquoi elle a décidé de participer au concours Textu'Elles dans cette vidéo.
Voici les réactions des autres lauréates :
Annie Carnot, l'autre grande gagnante ex-aequo pour son texte "Welcome" :
"Je suis flattée, cela me touche beaucoup et cela m'enchante. Je suis ravie que des gens aient aimé ce que j'ai écrit et que mon texte ait peut-être touché des personnes. Je n'ai réalisé qu'après avoir envoyé mon texte, les implications de ma participation. Car c'est très personnel d'écrire, cela nous expose. Je ne me sentais pas à l'aise d'écrire ma propre histoire donc j'ai décidé d'écrire l'histoire de quelqu'un. Mais comme je ne voulais pas prendre la parole de quelqu'un, j'ai imaginé l'histoire d'une personne originaire d'un pays francophone mais parlant d'autres langues. J'ai essayé de me mettre dans la peau de cette personne. Je me suis inspirée des femmes que j'ai pu rencontrer, notamment au travers de mon travail [en interprétation pour les services de santé]. Le titre en anglais et le fait d'avoir mentionné 'Bienvenue' en français et en swahili était un clin d'oeil aux plusieurs façons dont on peut être accueillie."
Chantal Lunardi, auteure de "Tout va bien" :
"Merci beaucoup car tous les textes étaient très émouvants, très vrais. Ce texte est sorti comme un jet, c'est quelque chose que j'avais sur le coeur. Je me suis inspirée de ce que j'entendais de la part des jeunes, de leurs parents, sur la situation économique, les possibilités pour la jeunesse...Je voulais montrer la réalité des gens qui sont contre les sables bitumineux mais qui sont avalés par cela, siphonnés pour survivre, et comment les femmes et les mères vivent cela. Les femmes font souvent en sorte d'apparaître fortes et sûres d'elles, et ne veulent pas inquiéter leur mère en disant que ça ne ve va pas. C'est une question d'égo, car on veut toujours présenter une belle image, mais aussi de protection, car on ne veut pas faire de peine à ceux qu'on aime."
Barbara Alexandre, qui a écrit "Mes yeux de femme, avides d'espoir" :
"Je suis heureuse de voir que ce texte a pu touché des femmes. J'espère que mes mots vont pouvoir en inspirer d'autres à écrire et à dire ce qu'elles ont à dire. Mon texte parle de mon expérience personnelle à Vancouver. Cette ville m'a fait traverser des émotions et ce sont ces émotions qui m'ont inspirée pour écrire sur ce voyage qui n'est pas encore terminé."
Et puis, Nathalie Ristord a remporté le prix du public pour son texte "Une lueur au loin" :
"Merci! J'ai trouvé les autres textes merveilleux car tout le monde a parlé de son expérience d'adaptation. Je suis nouvellement arrivée en Colombie-Britannique alors peut-être que c'est pour cela que mon texte a touché d'autres personnes. Ce prix est un bon coup de pouce. L'écriture a toujours été une façon pour moi de m'exprimer, c'est une thérapie. En participant à ce concours, je voulais me lier avec la communauté francophone et partager sur une thématique qui correspondait à ce moment de ma vie."
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Commentaires
chantal.lunardi
Tout va bien...
En fait, ce que je voulais aussi démontrer, c'est qu'en tant que francophone, nous avons nos propres défis, mais nous partageons aussi les mêmes grands défis que toute autre sur la planète. Il faut aussi s'engager dans des luttes plus grandes que la francophonie, en tant que francophone.
On ne peut pas toujours garder "bonne mine". Nous écrivons ces lettres et nous les brûlons. Tout va bien... Après tout, c'est du pétrole "éthique", NOS femmes sont moins battues, moins dépourvues, moins désespérées que LES LEURS.
RFCB s'est prononcé à la dernière AGA sur 3 problèmes sociaux: la prostitution, la polygamie, l'obligation du port du voile. Maintenant, nous femmes, pouvons aussi dire que nous avons mal à la terre. L'écocide actuel dans les sables bitumineux nous fragilise encore plus.